Merci de votre invitation. David Miet a tout dit, et même encore plus. Je vais donc me situer dans son sillage, en insistant sur la dimension qualitative. Il a donné beaucoup de chiffres très convaincants. De mon côté, je vais essayer de montrer que la Côte Ouest de la France — j’appellerai cela plutôt la « Côte Ouest » que la « West Coast » — relève aussi de la recherche-action.
Ce projet se situe aujourd’hui dans l’observation. On peut faire commencer le littoral atlantique à Dunkerque. J’ai vu d’ailleurs que David avait accepté de montrer une carte où la mer du Nord était représentée, et vous la verrez aussi sur les cartes que je vous montrerai. Il y a de bonnes raisons de dire que cela forme un ensemble, de Dunkerque presque jusqu’à Tamanrasset (si on décale un peu la côte marocaine), ou en tout cas jusqu’au Pays basque, et qu’il y a en effet des phénomènes communs.
Ce n’est pas pour cacher la spécificité de cette Côte Ouest. Sa singularité est vraiment fascinante et mérite d’être relevée. C’est plutôt pour situer cette singularité dans un cadre plus large que sont, en fait, les enjeux de l’habiter aujourd’hui dans un pays européen comme la France. Une manière de replacer ce littoral dans une vision plus générale de l’histoire de l’espace est de dire qu’il y a des points, des lignes et des surfaces. On peut raconter l’histoire de l’espace mondial, à toutes les échelles, comme une combinaison de points, de lignes et de surfaces.
Les surfaces ont joué un grand rôle, avec l’agriculture et les ressources fossiles. Les points ont été très petits pendant longtemps, ce qui correspondait à un taux d’urbanisation très faible, jusqu’au début du XIXe siècle. Mais ils ont grossi. Aujourd’hui, si l’on regarde cette carte, on voit que c’est la même, mais à gauche, c’est une carte euclidienne, et à droite, un cartogramme. C’est-à-dire qu’à droite, les surfaces sur la carte sont proportionnelles au nombre d’habitants.
Petite parenthèse technique : pour nous, dans le groupe de travail “ La France Habitée ” (où Choros et Transdev collaborent de manière très efficace, ce qui est intéressant en soi, mais nous n’avons pas le temps d’en parler), les habitants sont les personnes réellement présentes. Nous analysons les données téléphoniques, que nous achetons à Orange. Or toutes les données dont il a été question jusqu’à présent concernaient les résidents, sauf quand il était question des nuitées Airbnb, par exemple. Nous, nous parlons des habitants, c’est-à-dire des gens qui, en moyenne, ont été là pendant une année. Nous avons ainsi fabriqué un indicateur que nous appelons « habitants.année », qui correspond à des équivalents plein temps. Vous verrez juste après une carte qui compare le nombre de résidents au nombre d’habitants, comprenant une partie des résidents – mais pas tous, car les résidents ne restent pas 24h/24 et 365 jours/an dans leur domicile. L’habiter est une combinaison de séjour et de mobilité ; et on peut même dire que c’est la même chose. On peut voir l’habiter sous l’angle de la mobilité ou sous l’angle du séjour, mais en fait, c’est le même phénomène que l’on analyse.
C’est aussi une invitation à rompre avec la vision traditionnelle, particulièrement marquée en France (où la ruralité est avant tout une ressource idéologique), où l’on fait comme si le bien-être serait de ne pas bouger, mais où l’on est malheureusement obligé de le faire. Ce n’est pas comme ça, et ce n’est plus comme ça que ça marche.
On peut dire que le rural très sédentaire, même s’il n’a jamais complètement épuisé les mobilités (on bougeait aussi dans les sociétés rurales), est une parenthèse dans l’histoire de l’humanité. Sur les 300 000 ans qu’a vécu Homo sapiens, l’immense majorité de son temps, c’était le paléolithique, et il n’arrêtait pas de bouger. Il y a eu une petite parenthèse de quelques dizaines de siècles où, effectivement, le poids des surfaces dans la production agricole et l’amélioration des rendements sur de petits terroirs faisait que l’on avait intérêt à ne pas bouger. Cette parenthèse s’est refermée en Europe et elle se referme partout ailleurs. Aujourd’hui, il faut penser l’habiter comme une combinaison indissociable entre le séjour et le mouvement. C’est pour cela qu’il est intéressant d’utiliser la notion d’habitant, différente de celle de résident.
Que voyons-nous donc ? Regardez le point élargi. Vous connaissez peut-être la musique spectrale ? C’est un courant de la musique contemporaine qui pose qu’à partir de la même note, dans l’idéal de manière synchrone, on peut fabriquer une grande diversité de son. C’est cela l’histoire de la ville, c’est l’utopie d’un espace à zéro dimension qui suppose quelques moyens techniques pour s’en approcher, notamment la mobilité intra-urbaine, qui fait comme si l’inter-accessibilité des différents lieux de la ville ne consommait quasiment aucune durée. C’est cela qui rend possible des espaces locaux bien plus grands que des villages. Par exemple, le plus grand actuellement, dans le delta de la rivière des Perles, au sud de la Chine, c’est (au moins) la population de la France sur la superficie de l’Île-de-France. Nous n’avons pas encore atteint de limites à cet égard. On n’est pas tout à fait au bout de l’histoire de l’urbanisation. Il y a un réservoir encore en Asie orientale, car il y avait de très grandes densités surfaciques dans les campagnes, donc tout n’a pas encore migré vers les villes. Mais on voit la possibilité de faire encore grossir ces points.
On voit bien qu’aujourd’hui, il y a quelques lignes, comme la vallée du Rhône par exemple, qui sont plutôt des composantes de réseaux. Mais on a un autre type de ligne, représenté par le littoral atlantique, qui est une ’interface. Comme David l’a bien montré, c’est une longue histoire, pas seulement en France. Aujourd’hui, selon la manière dont on calcule le littoral (selon le nombre de kilomètres que l’on se donne vers l’intérieur à partir du trait de côte), on dit qu’il y a entre 20% et 60% de la population mondiale qui habite sur les littoraux, et c’est un phénomène ancien. Pourquoi ? Parce que le littoral est le dispositif de contact avec un milieu qui, sauf pour ceux d’entre vous qui ont des branchies, n’est pas un milieu facile pour notre organisme. On s’y aventure parfois mais le plus souvent, on reste donc sur le bord. Il y a toujours plus de bateaux dans les ports que dans la mer, même si cela coûte cher de payer le garage. C’est cela la logique linéaire des littoraux.
C’est un processus fondamental dans l’histoire de l’espace des humains. On n’est donc pas surpris qu’aujourd’hui, pour des raisons qui ont un peu évolué, on retrouve ce phénomène. Côté Sunbelt et héliotropisme… enfin, cela ne s’applique pas tout à fait à la Bretagne où il pleut parfois. Mais disons que qu’on observe une tendance à la coïncidence entre l’espace désiré pour le temps libre et l’espace de vie en général.
Ce n’est pas lié à un climat particulier, mais au fait qu’il y ait une orientation, depuis qu’il existe du temps libre en quantité dans la vie de beaucoup de gens, et de plus en plus de gens, à faire correspondre le lieu où ils passent le plus de temps avec le type de lieu où ils ont envie de passer leurs vacances. Et, en effet, la Côte Ouest profite de ce nouveau phénomène, mais c’est comme une nouvelle motivation pour faire vivre ce phénomène d’interface avec la mer qui existait depuis longtemps.
De ce point de vue-là, David l’a très bien dit, la France est un pays peu dense. C’est un empire, un petit empire continu, et je ne parle pas de l’empire colonial projeté à l’extérieur, mais c’est un empire. L’Île-de-France a conquis, soit par la guerre, soit par des alliances dynastiques, différents territoires. Dans la logique géopolitique de ces empires plutôt agraires, il fallait avoir le maximum de surface, mais aussi différents types de production. C’est ce que le royaume de France a réussi à faire, avec une population relativement limitée. Il y a donc des vides et des pleins, c’était le sous-titre de mon exposé. Mais où est le problème ? Il n’y a pas de problème.
En 1993, Charles Pasqua avait lancé un débat en affirmant : « Le territoire se défait ». La preuve à ses yeux que le territoire se défaisait, c’était la comparaison entre deux cartes : une de 1936, où l’on voyait un large aplat de densité de 50 habitants au kilomètre carré (la France était encore très rurale), et la carte des années 1990, où l’on voyait une certaine différenciation. Il y voyait un problème. Je me souviens, j’étais au Festival international de géographie à Saint-Dié-des-Vosges, et j’avais dit : « Osez le désert ! ». Nous avons un territoire tel que nous pouvons nous permettre d’avoir des parcs naturels où il est en gros interdit de résider et même un peu d’habiter. C’est très bien que nous les ayons. C’est d’ailleurs un phénomène qui se développe avec des espèces de réserves naturelles privées. Des gens achètent du terrain pour développer la biodiversité et interdisent aux gens, par exemple, de venir y chasser. Par rapport à d’autres pays européens, la France a vraiment beaucoup de place, dans un contexte de stabilité.
Plusieurs interventions l’ont noté, à l’échelle mondiale, la population va se stabiliser très vite, plus vite que ce qu’on imaginait, parce que les démographes ont souvent en tête des modèles mécanistes, mais ce sont des modèles sociaux, incluant l’intentionnalité des acteurs qui se réalisent. La baisse de la fécondité à l’échelle mondiale conduit à une stabilisation à 9,5 milliards, à peu près vers le milieu du XXIe siècle, avec sans doute une baisse dans la plupart des régions du monde. Nous aurons donc une enveloppe démographique constante à l’échelle mondiale. Et ce sera encore plus marqué pour l’Europe et la France.
Par ailleurs, si l’on considère l’opposition rural-urbain ou campagne-ville, le processus de translation des campagnes vers les villes est en train de se terminer. J’en parlais juste avant : il y a encore un stock en Asie orientale, car il y avait de telles densités (à Java, il y avait des densités rurales de 1000 habitants au kilomètre carré, ce qu’on considère comme urbain en Europe) que, évidemment, il y a encore du monde dans ces campagnes, mais de moins en moins. D’ailleurs, dans ces régions, l’urbanisation se fait in situ, c’est-à-dire que ce sont les campagnes qui deviennent des villes. C’est ce qui s’est passé justement dans le delta de la rivière des Perles que j’évoquais. Cela continue, mais on en voit la fin. Le processus mondial d’urbanisation est en train de s’achever à 100% d’urbains, qui vivront soit dans des villes, soit dans des campagnes urbanisées.
Cela nous invite à réfléchir sur le fait qu’on va plutôt voir se manifester un phénomène de vases communicants, ce qu’a décrit David tout à l’heure à propos de la Côte Ouest, mais avec un volume stabilisé. Il ne faut pas espérer de grandes “ parts ” qui bougent parce que l’ensemble du “ gâteau ” augmente. Non, le gâteau n’augmente pas, il va même plutôt baisser. Ce sont donc des mouvements, si l’on prend un peu de recul, plutôt à la marge qu’il faut s’attendre à observer.
Insistons alors sur le fait que la Côte Ouest a un potentiel de développement spécifique : les étrangers. Nos analyses, avec les données téléphoniques, nous ont permis de voir qu’il y a à peu près 6 millions d’habitants.années qui sont des visiteurs étrangers. Je ne parle pas du nombre de nuitées, mais d’équivalents années : en France, il y a 64-65 millions de “ nationaux ” (y compris les immigrés et les touristes qui résident ailleurs en France) et 6 millions de visiteurs étrangers en équivalent plein temps. C’est dire qu’ils ont une capacité de peuplement d’environ 10% du total. Ce sont des chiffres que l’on n’avait pas du tout en vue quand on regardait les enquêtes sur le tourisme. On n’a pas vu le phénomène pour une part parce que le tourisme est extrêmement multidimensionnel, ce ne sont pas seulement les vacances, c’est aussi le travail, les études, les rencontres professionnelles, les traitements médicaux, les pélerinages,…. Ce que l’on voit, c’est que les étrangers vont encore beaucoup sur la Côte d’Azur et que leur présence sur la côte atlantique reste relativement faible.
La capacité à attirer les étrangers, pour s’amuser, mais aussi pour travailler, c’est un élément du tableau de bord de la Côte Ouest qui mérite attention. Aujourd’hui, ce que l’on voit, c’est que l’attractivité (c’est-à-dire la capacité qu’une population résidente a de générer d’autres habitants qu’elle-même) est extrêmement à l’avantage des grandes villes, particulièrement de Paris, grâce aux étrangers justement, mais aussi évidemment des régions touristiques classiques. Sur les deux cartes, c’est la même chose, mais avec un mode de représentation différent. Vous voyez que les Alpes et l’ensemble des littoraux sont particulièrement attractifs. C’est aussi un élément du tableau de bord de la Côte Ouest qui a été déjà présenté sous d’autres formes, donc je n’ai pas besoin d’y insister.
Je voudrais terminer sur le rôle des habitants. Le risque d’un colloque comme celui-ci, c’est une courbure technocratique où l’on trace de grandes flèches, de grands traits sur une carte, un peu comme ça se faisait dans les années 1960, où l’on raconte que le préfet Delouvrier avait survolé l’Île-de-France en hélicoptère parce que De Gaulle lui avait dit : « Qu’est-ce que c’est que ce bordel, mettez-moi de l’ordre là-dedans ! » On ne fera plus ça. Ce que David Miet appelle une « approche organique » du développement de la Côte Ouest, je l’’appellerais plutôt « auto-organisation ». Un mélange de transcendance et d’immanence, c’est-à-dire de forces qui viennent des individus, des collectifs et organisations des différents acteurs et de leur capacité à fabriquer de l’espace par leur action et d’autres forces qui viennent de la société prise comme un tout et qui sont mises en action par le politique. Mais dans un pays démocratique, le politique est aussi, d’une autre façon, les habitants. Je crois qu’il est illusoire de penser que l’on peut faire aujourd’hui de la politique top-down, en ignorant, en n’impliquant pas les habitants ordinaires, qu’ils soient des résidents locaux ou qu’ils viennent d’ailleurs.
Or nous disposons aujourd’hui de nouveaux dispositifs pour écouter ces habitants. Je suis avec beaucoup dispositifs comme les conventions citoyennes, et, plus généralement, avec toutes les variantes de ce que l’on peut appeler une démocratie interactive qui permettent, sans remettre en cause la démocratie représentative (que nous pratiquons très mal en France, mais il suffit de regarder chez nos voisins pour voir que cela marche très bien). Il ne s’agit donc pas de faire de la démocratie interactive un rival de la démocratie représentative. Il s’agit de permettre aux gens, aux individus ordinaires, qui ne sont pas des “ parties prenantes ” (donc qui ne sont pas des acteurs organisés), de dire leur mot tout en restant représentatifs de la société. C’est, je pense, une piste très intéressante pour un espace qui peut être découpé en morceaux, mais qui, dans tous les cas, n’a pas d’identité politique claire. Si l’on part de Dunkerque et que l’on va jusqu’à Hendaye, évidemment, cela n’existe pas politiquement. Et même si l’on prend des espaces plus petits, on sait qu’il y a un gros problème en France dans l’adéquation entre les espaces réellement vécus et les espaces politiques officiels. Cela peut être aussi une suggestion que je fais aux animateurs du projet : tester de nouveaux dispositifs démocratiques à différentes échelles qui ont beaucoup de sens, parce que justement, ils impliqueraient aussi les habitants non-résidents.
Je terminerai sur le tourisme, en le traitant cette fois comme un angle d’approche de l’ensemble de la démarche portant sur l’habiter. Le tourisme est un processus multidimensionnel, je l’ai dit. Il faut y inclure ce que l’on peut appeler le “ tourisme vertical ”. Si vous considérez qu’un espace est fait de plusieurs couches, le tourisme, tel qu’on le voit habituellement, est horizontal : un déplacement d’un lieu vers un autre lieu. Cela se voit sur une carte, c’est pour cela que j’appelle cela horizontal. Mais en fait, ce que l’on appelle « locatourisme » ou « staycation », c’est aussi une grande partie du tourisme, qu’il faut appeler aussi tourisme. Si vous habitez dans une ville, et que vous allez, par exemple, visiter un musée dans cette ville, vous aurez, en gros, la même pratique que celui qui est venu de l’autre bout du monde pour visiter le musée. Vous allez aussi prendre un verre après au café du musée, acheter un objet au museum shop. Ce tourisme vertical permet de comprendre que le tourisme est de moins en moins une activité séparée des autres, mais plutôt une dimension de l’habiter, ce que l’on peut appeler la composante de l’ailleurs dans l’habiter.
En fait, on va vers un monde où il y aura 9,5 milliards d’habitants, mais aussi, en gros, 9,5 milliards de touristes, sauf les gens vraiment très pauvres (et encore, ça se discute). L’exemple d’un pays comme la Chine, qui était très pauvre il y a encore quelques décennies, et où maintenant le tourisme concerne des centaines de millions de personnes, doit nous accompagner pour comprendre qu’il y a un continuum du locatourisme à la migration sans retour.
La Côte Ouest est donc d’ores et déjà un laboratoire, et ça va l’être sûrement encore plus, pour explorer et faire vivre ensemble, c’est-à-dire faire société, avec des gens qui développent des modes d’habiter diversifiés.
La question de savoir si les touristes sont des envahisseurs est problématique. De même que je disais que la ruralité est une ressource idéologique, le surtourisme est aussi une ressource idéologique. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas, parfois, un excès de présence. Le cas de la Venise insulaire, qui est devenue une ville sans résidents, parce que tous les propriétaires ont mis en location leurs appartements pour gagner plus d’argent et que tous les résidents sont allés se loger à Mestre, est une réalité. Mais c’est assez rare et un bon principe d’urbanisme me paraît être que les lieux sont habitables par tous, il faut seulement tenir les manettes pour que certains habitants, quels qu’ils soient, ne chassent pas les autres. Imaginer des dispositifs politiques de démocratie interactive pour permettre à tous les habitants de faire société ensemble sur la Côte Ouest, voilà un très beau projet.
Je terminerai par Saint-Nazaire, qui est un assez bel exemple, je trouve, d’urbanité réussie. Réussie, pas à cause d’une planification, mais grâce aux bombardements, grâce aux Chantiers de l’Atlantique, grâce à l’existence d’une plage. C’est en partie le hasard de l’histoire longue, mais c’est aujourd’hui une ville, un port, une plage, une grosse usine et de la campagne urbaine. Si l’on se souvient que l’urbanité, c’est la combinaison de la densité et de la diversité, cela donne peut-être un pense-bête pour réfléchir à l’ensemble de la Côte Ouest.
Réutilisation
Citation
@inproceedings{lévy2025,
author = {Lévy, Jacques},
publisher = {Sciences Po Rennes \& Villes Vivantes},
title = {Polyphonie : les vides et les pleins de l’espace français},
date = {2025-09-18},
url = {https://papers.organiccities.co/polyphonie-les-vides-et-les-pleins-de-l-espace-francais.html},
langid = {fr}
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